mardi 21 décembre 2021

Un voisin singulier

L’appareil d’Etat algérien accuse le Maroc de tous les maux.

Mais ce sont les dirigeants algériens, civils et militaires, qui multiplient les déclarations hostiles contre le Maroc, faisant flèche de tout bois, versant de plus en plus dans l’offense crasse et l’insulte grossière. Les provocations et les menaces se sont faites de plus en plus directes, le ton est monté crescendo.  

Les médias, y compris publics, n’ont pas été en reste. En première ligne, la revue de l’armée, El Djeich, consacre régulièrement au moins un article, le plus souvent, plusieurs, au Maroc et au Sahara marocain. Chaque mois, l’organe de l’ANP, sans retenue aucune, déverse des tombereaux d’insultes sur le Maroc.

Sous l’effet d’une colère et d’un dépit apparemment sans bornes, responsables politiques et militaires d’un côté, médias publics et privés de l’autre, rivalisent d’inventivité pour injurier leur voisin, qu’ils qualifient de « malveillant ».

Voici un inventaire non exhaustif d’actes, d’attitudes, de déclarations et de propos injustifiables et incompréhensibles. Chronique affligeante des dérives obsessionnelles d’un régime à nul autre pareil.

Véritable Livre Noir des méfaits d’un voisin singulier.

(* l’inventaire ne couvre que la période novembre 2019-décembre 2021)

 

2019

 

24 novembre 2019

Abdelmadjid Tebboune, candidat aux élections présidentielles du 12 décembre 2019 en Algérie, lors d’une conférence de presse :

Les frontières n’ont pas été fermées à cause du soutien de l’Algérie au front polisario.

Il ne faut pas travestir la vérité. Je me rappelle une fois, des jeunes universitaires algériens ont visité le Maroc en tant que touristes. Ils ont été traités tels des terroristes et ils ont été violentés par les autorités. C’est scandaleux.

Les responsables au Maroc avaient accusé l’Algérie dans cette affaire d’attentat qui a eu lieu (à l’hôtel Atlas-Asni à Marrakech en 1994) et ont décidé d’entamer un blocus sur le pays, en fermant les frontières.

Le Maroc doit d’abord faire son mea-culpa et demander pardon aux algériens, et là il sera peut-être possible de relancer le dialogue.

 

1er décembre 2019

Abdelmadjid Tebboune, candidat aux élections présidentielles du 12 décembre 2019 en Algérie,

L’Opinion (Paris)

Le président Zeroual a fermé la frontière terrestre en 1994 lorsque les Marocains ont expulsé 350 000 Algériens après les attentats de Marrakech et instauré un visa obligatoire pour nos ressortissants. Ils accusaient à tort l’Algérie d’être derrière ces attentats. Le Maroc a longtemps été dans le déni face à son terrorisme national. Plus de 5 000 Marocains sont pourtant allés rejoindre les groupes djihadistes au Moyen-Orient.

Si Rabat présente des excuses et s’engage publiquement à ne plus avoir ce comportement, on pourra rouvrir la frontière.

Le peuple algérien aime le peuple marocain et réciproquement.

350 000 Marocains travaillent chez nous, parfois même en situation irrégulière.

 

13 décembre 2019 

Président Abdelmajid Tebboune, conférence de presse :

Je dois affirmer avec clarté que la question du Sahara occidental est une question de décolonisation. C'est une affaire qui est entre les mains des Nations unies et de l'Union africaine et qui ne devrait pas envenimer les relations avec nos frères.

Le peuple marocain, je le connais bien. Je sais qu'il aime l'Algérie et les Algériens. Les Algériens aiment le peuple marocain, parce que c'est un peuple gentil.

Il y a eu des circonstances qui ont conduit à la fermeture de la frontière et le mal ne peut être éliminé qu'en éliminant ses causes.

Quant au reste des relations, l'Algérie est un pays pivot, africain, méditerranéen, arabe, parmi les leaders du Tiers monde. Celui qui veut notre sympathie, nous l'aimerons, mais celui qui veut autre chose, nous verrons ce que nous devons faire. Réciprocité totale. Personne sur cette planète ne pourra prétendre qu'il a une tutelle sur l'Algérie. Jamais.

L'Algérie veille au maintien des relations de bon voisinage et à l'amélioration des relations fraternelles et de coopérations avec tous les pays du Maghreb arabe. Nos frères ne souffriront d'aucun mal de notre part.

 

2020

 

01 février 2020

A. Tebboune, RT (arabe) :

La frontière a été fermée comme réaction. C'était la deuxième fois et ce fut plus douloureux. Il y eut une réunion tripartite entre feu le président Chadli, feu le roi Hassan II et feu le roi Fahd. Feu Chadli a dit: "J'ai peur que cette frontière ne soit à nouveau fermée et que ce soit très douloureux pour les relations. Un accord a été conclu pour laisser la question du Sahara aux mains des Nations unies et l'OUA, et que la fraternité revienne ainsi que les échanges commerciaux. Le moment était mauvais pour accuser l'Algérie de terrorisme alors qu'un pays européen considérait tous les Algériens comme des terroristes. L'espace aérien nous a été interdit, aucun avions européen ne venait en Algérie... et un pays frère nous accuse de terrorisme! et nous impose le visa ! Nous n'avons fait que réagir. Certes, la réaction est parfois disproportionnée, mais il y a un imtidad entre les pays de la région. Nous y croyons. Difficile de parler la même langue lorsqu'il y a des arrière-pensées. Nous n'en avons pas. Nous sommes clairs. L'Algérie se lit facilement. Inchallah les choses s'arrangeront avec le Maroc. Nous n'avons aucune hostilité à leur égard, les problèmes ne se règlent pas avec des manœuvres, des complots, des tentatives pour isoler l'autre, des complicités avec l'ennemi. L'ami de mon ami est mon ami, l'ennemi de mon ennemi est mon ami, tout ça ne marche pas. Les deux peuples sont liés par des liens beaucoup plus forts que cela. J'espère que les choses reviendront à la normale. L'espoir est là, mais il faut donner des signaux.

 

  

Mai 2020

Une vidéo circulant sur les réseaux sociaux montre un attroupement et on entend une voix dire que l’Algérie est un « pays ennemi du Maroc ». Les services algériens prétendent que c’est la voix du consul du Maroc à Oran.

 

 

13 mai 2020

Le ministre des affaires étrangères Sabri Boukadoum convoque l’ambassadeur du Maroc à Alger pour le « confronter aux propos du Consul général du Maroc à Oran lors d’un échange avec des citoyens marocains ».

Il a été signifié à l’ambassadeur du Maroc que « la qualification par le Consul général du Maroc à Oran, si elle venait à être établie, de l’Algérie de 'pays ennemi' est une violation grave des us et coutumes diplomatiques, qui ne saurait être tolérée. C’est également une atteinte à la nature des relations entre deux pays voisins et deux peuples frères, ce qui requiert des autorités marocaines la prise des mesures appropriées pour éviter les répercussions de cet incident sur les relations bilatérales ».

 

 

4 juillet 2020

Abdelmadjid Tebboune, France 24 :

Jusqu’à présent l’escalade était verbale mais nous constatons que nos frères marocains passent à une autre forme d’escalade » (allusion au projet marocain de construire une base militaire près de la frontière avec l’Algérie).

J’espère que ça va s’arrêter. Nous souhaitons le plus grand bonheur et tout le développement au peuple marocain frère. Nous n’avons aucun problème avec les Marocains. Il semble que ce sont les frères marocains qui ont problème avec nous.

Je ne pense pas [qu'il y aura une escalade entre les deux pays]. La sagesse a toujours prévalu entre les deux pays.

La fermeture des frontières est une réaction à une action humiliante pour le peuple algérien. Les frontières ont été fermées au moment de l’instauration du visa. Ce n’est pas le Sahara occidental ».

... avec nos frères marocains, nous n’avons aucun problème, c’est eux qui semblent avoir un problème avec nous.

On est allé à l’insulte verbale, on nous prête des intentions. Chaque fait interne algérien est analysé en fonction de leurs arrière-pensées. Nous n’avons aucune arrière-pensée. Nous n’avons aucun problème avec le peuple marocain, ni avec le roi du Maroc.

Maintenant, si, eux pensent qu’il faut prendre une initiative, elle sera la bienvenue. Je pense qu’ils peuvent prendre une initiative qui va clore ce dossier.

 

22 septembre 2020

Abdelmadjid Tebboune, Rencontre avec la presse au palais présidentiel, Alger :

Je l'ai dit officiellement à plusieurs reprises. Nous n'avons aucun problème avec le Maroc. Le Maroc est un pays frère. Le peuple algérien aime le peuple marocain et le peuple marocain aime le peuple algérien. S'ils ont des problèmes avec nous, nous n'en voyons pas. S'ils ont des problèmes avec nous, qu'ils le disent. Pour nous, le Sahara occidental est une question de décolonisation. Et sur cela, même feu le roi Hassan II était d'accord. Quand il est venu ici, avec feu le président Chadli et le roi Fahd et qu'ils se sont réunis, ils se sont mis d'accord pour que la question reste aux mains de l'ONU et que les relations redeviennent fraternelles. Et ce fut ainsi, de 1989 à 1994.

Le Sahara occidental est une question de décolonisation, inscrite aux Nations unies dans le chapitre décolonisation. Quel est alors le problème ? Nous n'avons pas de problème avec le Maroc frère. S'ils voient qu'il y a un problème, qu'ils le disent. Quant à tahdi'a, je n'ai jamais insulté ou injurié. Notre presse non plus n'insulte pas les responsables. Eux..., chacun sa culture.

 


13 novembre 2020

Le Maroc restaure la libre circulation civile et commerciale au point de passage frontalier d’El Guerguerat, sur la route qui conduit vers la Mauritanie.

La circulation y était perturbée, voire bloquée depuis 2017 et les camionneurs rançonnés par des miliciens du polisario.

 

19 novembre 2020

Selon le journal algérien Echorouk, l’Algérie veut s’impliquer dans les négociations au sujet du Sahara. Le journal, qui cite un « haut » responsable algérien anonyme, écrit :

« Il est impossible de parvenir à une solution à la question du Sahara, sous quelque forme que ce soit, sans la participation directe de l'Algérie en tant que partie principale dans la région concernée par le conflit et ses effets, et elle n'acceptera donc à l'avenir aucune initiative qui la traite en tant qu'observateur, car elle est désormais un État affecté par la question sahraouie, compte tenu de ses risques pour sa sécurité stratégique, ce qui nécessite sa présence effective à la table des négociations entre le Polisario et le Maroc.

« Il est donc impossible d'imposer une solution en dehors de la volonté algérienne, de sa conception et de ses conditions ».

Le titre de l’article est : « Quiconque attaque l'Algérie brûlera ».

 

 

10 décembre 2020

Le président des Etats-Unis d’Amérique, Donald J. Trump, signe une « Proclamation reconnaissant la souveraineté du Royaume du Maroc sur le Sahara occidental ».

 

 

11 décembre 2020

Abdelaziz Rahabi, ancien ministre de la Communication, le Soir d’Algérie direct :

L’Algérie est encerclée, c’est une réalité. Il y a des conflits armés à nos frontières, il y a une implication militaire directe de puissances étrangères.

 

12 décembre 2020

Abdelaziz Djerad, Premier ministre,

(en réaction à la reconnaissance par les Etats-Unis de la marocanité du Sahara):

 L’Algérie est ciblée par un complot élaboré par des parties étrangères visant sa stabilité.

Il y a une volonté de faire parvenir l’entité sioniste à nos frontières.

12 décembre 2020

Communiqué du ministère algérien des affaires étrangères

(à la suite de la reconnaissance par les Etats-Unis de la marocanité du Sahara):

La proclamation (américaine) est sans effet juridique, car elle contrevient à l’ensemble des résolutions des Nations Unies et notamment à celles du Conseil de Sécurité sur la question du Sahara occidental, la dernière étant la résolution 2548 du 30 octobre 2020, rédigées et défendues par le "porte-plume" américain.

 

2021



Janvier 2021

Exercice tactique avec munitions réelles, intitulé « Al-Hazm 2021 » dans la 3e RM (Béchar). Le chef d’état-major de l’ANP, le général Saïd Chanegriha a « inspecté des unités de combat déployées le long des frontières ».

 

12 février 2021

La chaîne de télévision algérienne « Al-Shorouk » exhibe dans un de ses programmes une marionnette qui offense gravement le peuple marocain.

 

18 février 2021

Abdelmadjid Tebboune, discours à la Nation :

En ce qui concerne le Sahara occidental, notre position est claire: c'est la dernière colonie en Afrique et nos frères sahraouis doivent exercer leur droit à l'auto-détermination. Il n'y a pas d'autre solution.

 

01.03.2021

Tebboune, Rencontre avec la presse

- Il y a un lobby en France, dont font partie nos voisins, qui travaille contre l'Algérie.

- L'affaire du Sahara occidental, je ne l'abandonnerai pas. Pas contre les frères marocains. Cette question a été tranchée en 1989 entre Chadli, Fahd et Hassan II lorsqu’ils se sont réunis à la frontière, à la demande de Hassan II, qui a dit: laissons le Sahara occidental aux Nations Unies et normalisons nos relations, c'est ce qui s'est fait, la frontière a été ouverte, jusqu'en 1994. Mais « Halima est retournée à sa vieille habitude ».

 


9 mars 2021

A l’issue de sa réunion, le 9 mars 2021 au niveau des chefs d’Etat, le CPS a décidé notamment :

·       Que la Troïka de l'UA devrait revitaliser d'urgence son engagement avec le Maroc et la « rasd » en vue de trouver pacifiquement une solution permanente à la crise ;

·       Que le Conseil de paix et de sécurité s'acquitte de son mandat sur le conflit du Sahara occidental ;

·       De demander à la Commission de l'UA de prendre d'urgence les mesures nécessaires pour la réouverture du Bureau de l'UA à Laayoune, au Sahara occidental ;

·       D’entreprendre une mission de terrain dans la région, dès que possible, afin de faire le suivi, sur place, de la situation.

Le CPS par ailleurs

·       A « exhorté » le Secrétaire général de l'ONU d'accélérer la nomination d'un nouvel envoyé personnel, qu’il « invite » d’ores et déjà à travailler en étroite collaboration avec l'UA. ;

·       A demandé au Secrétaire général de l'ONU de demander au Conseiller juridique des Nations unies de fournir un avis juridique sur l'ouverture de consulats au Sahara ;

·       A encouragé l'Envoyé spécial de l'UA pour le Sahara occidental (Chissano) à reprendre d'urgence son engagement auprès des parties au conflit.

 


04 avril 2021 

Président Tebboune, rencontre avec la presse algérienne :

Le problème du Sahara occidental ne sera pas réglé par l'oubli. Le conseil de (paix et) sécurité (de l'UA) doit l'étudier, puis informer le conseil de sécurité des NU. C'est ce qui s'est passé.

Nous avons dit que le Sahara occidental est une question de décolonisation. Toutes les parties admettent cette approche; laissons l'ONU régler la question.

La question est entre les mains de la commission de décolonisation, pas entre celles de la commission de la charité ou je ne sais quoi...

Le CS a mandaté la MINURSO, qui opère dans le territoire du Sahara occidental.

Je le dis sans aucune animosité ni rancœur contre qui que ce soit. Malgré tout, les Marocains restent des frères et les Sahraouis aussi et nous souhaitons une solution satisfaisante pour les deux parties. Aucun ne doit imposer son avis à l'autre.

Il y a certains qui traitent les questions internationales comme un mach football ou de boxe... Un gagnant, un ... Il n'y a ni vainqueur ni vaincu, il y a le droit international. C'est à l'ONU de régler ce problème. Si on a besoin de notre avis comme pays observateur, nous l'avons toujours donné, sans réserve.

 

 

8 avril 2021

La section Maghreb et Afrique de La République en Marche, le parti du président français Emmanuel Macron annonce la création de deux antennes à Agadir et Dakhla.

 

 

18 avril 2021

Le régime algérien fait hospitaliser en Espagne le chef des miliciens « Brahim Ghali » avec de faux documents d’identité.

 


09 mai 2021

Le président algérien, dans une directive adressée au Premier ministre et aux responsables des sociétés d’Etat, ordonne de résilier immédiatement les contrats signés avec les entreprises marocaines, sous peine de poursuites pour trahison et complicité.

Tebboune cite la Compagnie algérienne d’assurance et de réassurance (CAAR) et la Société algérienne d’assurance (SAA). L’entreprise de téléphonie et internet, Djezzy détenue à hauteur de 51% par l’Etat algérien, est également visée.

Selon Africa intelligence, les deux banques publiques Crédit Populaire d’Algérie (CPA) et la Caisse Nationale d’Epargne et de Prévoyance (CNEP), ont rompu leurs partenariats respectifs avec la Société Maghrébine de Monétique (S2M) et M2M Group, spécialisés en monétique.

 

2 Juin 2021

« Brahim Ghali » quitte Logroño.

Dès son arrivée à Alger, Tebboune lui rend visite à l’hôpital et réitère l’engagement de son pays pour la « décolonisation » et la « vérité » au Sahara.

 

03 juin 2021 

Tebboune, Le Point

·         Le rôle honorable revient à l’Algérie. La rupture avec le Maroc – et je parle de la monarchie, pas du peuple marocain, que nous estimons – remonte à tellement longtemps qu’elle s’est banalisée.

·         Le Maroc a toujours été l’agresseur. Nous n’agresserons jamais notre voisin. Nous riposterons si nous sommes attaqués. Mais je doute que le Maroc s’y essaie, les rapports de force étant ce qu’ils sont.

·         On ne peut pas ouvrir les frontières avec un vis-à-vis qui vous agresse quotidiennement.

·         Certains croient qu’avec l’ouverture de consulats [à Laâyoune et Dakhla, NDLR], le dossier du Sahara occidental est clos, mais ils se trompent. Le Maroc devrait revenir rapidement à une solution acceptable conforme au droit international. Entre l’Algérie et le Maroc, le Sahara occidental a toujours été une pomme de discorde mais pas un casus belli. Le Maroc devrait opter pour la raison: son ennemi, comme pour l’Algérie, c’est le sous-développement. L’Algérie est en train de se construire avec ou sans le Maroc.

·         Cette reconnaissance (américaine de la souveraineté du Maroc sur ses provinces du sud) ne veut rien dire. Toutes les résolutions du Conseil de sécurité concernant le Sahara occidental sont présentées par les États-Unis. On ne peut pas revenir, verbalement, sur tout ce qui a été fait par Washington pour faire plaisir à un roi.

·         Pourquoi les Marocains refusent-ils l’autodétermination? Parce qu’ils ont procédé à un changement ethnique qui a ses conséquences: les Sahraouis à l’intérieur du Sahara occidental

·         sont aujourd’hui minoritaires par rapport aux Marocains qui s’y sont installés. En cas de vote pour l’autodétermination, les Marocains installés sur le territoire sahraoui vont voter pour

l’indépendance parce qu’ils ne voudront plus être les sujets du roi. Il est paradoxal d’avoir une majorité marocaine et de refuser le vote d’autodétermination.

 


08 juin 2021

Tebboune, Al Jazeera

Nous n’avons pas de problème avec le Maroc, c’est le Maroc qui a un problème avec nous.

la fermeture des frontières entre le Maroc et l’Algérie n’a que peu de choses à voir avec le dossier du Sahara.

Nous n’acceptons pas le fait accompli quelles que soient les circonstances

Nous entretenions par le passé de bonnes relations avec le Maroc et les frontières étaient ouvertes malgré le dossier du Sahara occidental.

           

14 juillet 2021

R. Lamamra, dans son discours à la Conférence Ministérielle à mi-parcours du Mouvement des Pays Non-alignés :

La reprise du conflit armé entre le Royaume du Maroc et le front polisario mérite une plus grande attention de la communauté internationale.

Lamamra a appelé le Secrétaire Général de l'ONU à "accélérer la nomination de son Envoyé Personnel et à lancer un processus politique crédible entre les deux parties au conflit, dans le but de parvenir à une solution politique juste et durable qui assurera l'autodétermination du peuple de la République Sahraouie, membre fondateur de l'Union Africaine (UA).

 


14 juillet 2021

Une note diffusée par la représentation diplomatique marocaine à New York aux pays membres du Mouvement des non-alignés

(en réponse à l’intervention du ministre algérien Lamamra), indique : « L’autodétermination n’est pas un principe à la carte. C’est pourquoi le vaillant peuple kabyle mérite, plus que tout autre, de jouir pleinement de son droit à l’autodétermination. »

 

 

16 juillet 2021

Déclaration du ministère algérien des affaires étrangères :

L’Algérie attendait du Royaume du Maroc qu’il clarifie sa position définitive sur la situation d’une extrême gravité créée par les propos inadmissibles de son ambassadeur à New York.

Depuis lors, et en l’absence de tout écho positif et approprié de la partie marocaine, il a été décidé aujourd’hui, le rappel, avec effet immédiat, pour consultations, de l’Ambassadeur d’Algérie à Rabat, sans préjudice d’autres mesures éventuelles en fonction de l’évolution de cette affaire.

 

26 juillet 2021

Le Président Tebboune reçoit les lettres de créance de Abdelkader Taleb Omar, « ambassadeur » de la « rasd ».

 


27 juillet 2021

Berlin- Un rapport de l’Institut allemand des affaires internationales et de sécurité (Stiftung Wissenschaft und Politik, SWP), appelle l’Union européenne à revoir ses relations avec le Maroc et à freiner ses ambitions hégémoniques en Afrique et au Maghreb en particulier.

Intitulé « Rivalités maghrébines sur l’Afrique subsaharienne : l’Algérie et la Tunisie cherchent à suivre les pas du Maroc », le document a été rédigé en 2020 par Isabelle Werenfels, senior flow de SWP.

 

 

30 juillet 2021

Discours du Trône

… Nous renouvelons Notre invitation sincère à Nos frères en Algérie, pour œuvrer de concert et sans conditions à l’établissement de relations bilatérales fondées sur la confiance, le dialogue et le bon voisinage.
… Je rassure Nos frères en Algérie : vous n’aurez jamais à craindre de la malveillance de la part du Maroc qui n’est nullement un danger ou une menace pour vous. En fait, ce qui vous affecte nous touche et ce qui vous atteint nous accable.
Aussi, Nous considérons que la sécurité et la stabilité de l’Algérie, et la quiétude de son peuple sont organiquement liées à la sécurité et à la stabilité du Maroc.
Corollairement, ce qui touche le Maroc affecte tout autant l’Algérie ; car les deux pays font indissolublement corps.
Par ailleurs, Nous déplorons les tensions médiatiques et diplomatiques qui agitent les relations entre le Maroc et l'Algérie. Elles nuisent à l’image des deux pays et laissent une impression négative, notamment dans les enceintes internationales.
Aussi, Nous appelons à faire prévaloir la sagesse et les intérêts supérieurs de nos deux pays. Nous pourrons ainsi dépasser cette situation déplorable qui gâche les potentialités de nos deux pays, au grand dam de nos deux peuples et des liens d’affection et de fraternité qui les unissent.
Plus que deux nations voisines, le Maroc et l’Algérie sont des pays jumeaux qui se complètent.
Par conséquent, à sa plus proche convenance, J’invite Son Excellence le Président algérien à œuvrer à l’unisson au développement des rapports fraternels tissés par Nos deux peuples durant des années de lutte commune.

 


8 août 2021

Abdelmadjid Tebboune

Rencontre avec la presse nationale

[Au cours des années passées, la diplomatie algérienne s'est recroquevillée sur elle-même et notre voix n'était plus audible] L'affaire du Sahara a été enterrée... Aujourd'hui, nous avons repris notre place..

Au sujet de la main tendue du Maroc, telle qu’exprimée dans le discours du Trône :

Il n'y a pas eu de réponse. Un diplomate marocain a fait des déclarations très dangereuses qui nous ont conduits à retirer notre ambassadeur de Rabat et nous avons dit que nous irions plus loin, sans recevoir de réponse.

L'affaire du Sahara occidental tout le monde le dit, même les Etats-Unis, est entre les mains des NU, à la 4è commission. Nous sommes des observateurs... honnêtes, c'est tout. On peut les aider pour qu'ils règlent le problème, nous sommes prêts. S'il y a une rencontre entre eux ils sont les bienvenus en Algérie. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que ce problème soit réglé, mais avec l'accord de tous. Je ne peux pas imposer une décision aux Sahraouis c'est à eux de résoudre leurs problèmes entre eux

 


11 août 2021

Le Maroc annonce qu’il met deux canadairs à la disposition de l’Algérie pour l’aider à combattre les incendies de forêts qui ravagent plusieurs régions du pays.

              >  Le gouvernement algérien ne donne pas suite à cette offre.

 

12 août 2021

Abdelmadjid Tebboune, discours à la nation

… Malheureusement, aucun pays n'a répondu à notre demande, tous les appareils européens étant déployés en Grèce et en Turquie, qui ont connu des feux de forêt dévastateurs.

 

 

12 août 2021

Yair Lapid, ministre israélien des affaires étrangères, conférence de presse, Casablanca

Nous partageons (avec le Maroc) quelque inquiétude du fait du rôle de l'Algérie dans la région, (ce pays) est devenu plus proche de l'Iran et a lancé une campagne contre l’admission d’Israël à l’Union africaine.


15 août 2021

Communiqué du ministère algérien des affaires étrangères à propos des déclarations du ministre israélien des affaires étrangères Yair Lapid, du 1.08.2021 :

Déclarations fallacieuses et malveillantes, faites à partir du Maroc, concernant l’Algérie et son rôle régional ainsi que ses relations avec un pays-tiers,

… Cette sortie intempestive, dont le véritable instigateur n’est autre que Nasser Bourita en sa qualité de Ministre des Affaires Etrangères du Royaume du Maroc, traduit une sourde volonté d’entrainer son nouvel allié moyen oriental dans une aventure hasardeuse dirigée contre l’Algérie, ses valeurs et ses positions de principe.

 

24 août 2021

Le gouvernement algérien rompt ses relations diplomatiques avec le Maroc.

Dans sa déclaration, le gouvernement algérien affirme :

Il est historiquement et objectivement établi que le Royaume du Maroc n’a jamais cessé de mener des actions hostiles, inamicales et malveillantes à l’encontre de notre pays et ce, depuis l’indépendance de l’Algérie. 

 


04 septembre 2021 

« L’Algérie ne perçoit plus le Maroc comme un rival, mais comme un potentiel ennemi »

Luis Martinez directeur de recherche Sciences Po-CERI, Le Monde.

 


14 septembre 2021

L'Algérie dément avoir demandé la médiation des Emirats pour normaliser ses relations avec le Maroc.

 

15 septembre 2021

L'Algérie dément l'existence d'une médiation saoudienne entre elle et le Maroc.

 

09 sept. 2021

Ramtane Lamamra, ministre des Affaires étrangères, dans une allocution prononcée lors des travaux de la session ordinaire du Conseil de la Ligue arabe au niveau ministériel, Le Caire :

Une analyse de la situation nous fait comprendre que certains cherchent à s’attribuer des rôles influents dans la structure de l’ordre régional et international en établissant des alliances dangereuses dans l’unique but de réaliser des acquis immédiats au détriment des nobles objectifs du système de l’action arabe commune.

Des parties recourent à l’aide et la puissance d’un ennemi historique pour attenter aux frères et s’attaquer directement aux voisins.

Si ce constat se fait manifestement et à proximité des frontières communes, nous pouvons imaginer ce qui se trame dans les coulisses.

 

22 septembre 2021

Le Conseil suprême de sécurité décide, « au vu de la poursuite des provocations et des pratiques hostiles du côté marocain », « de fermer immédiatement l'espace aérien algérien à tous les aéronefs civils et militaires marocains, ainsi qu'aux ceux portant un numéro d'immatriculation marocain, à compter d'aujourd'hui. »

 

25 septembre 2021

A. Tebboune, lors de la rencontre gouvernement -walis, à Alger :

L’Algérie est une force de frappe et le monde entier reconnaît sa puissance, à l’exception de certains Algériens.

97 sites électroniques visent l’Algérie à partir des pays du voisinage, à l’exception de la Tunisie.

 

 

28 septembre 2021 

Général Said Chanegriha, chef d’état-major de l’Armée, dans un discours prononcé devant les cadres de la 2e RM, lors d’une visite en 2ème région militaire (Oran) :

Parce que l’attachement de l’Algérie à ses principes et sa détermination à ne guère en dévier dérangent le régime du Makhzen et entravent la concrétisation de ses plans douteux dans la région, ce régime expansionniste est allé trop loin, dans les conspirations et les campagnes de propagande subversives, visant à réduire le rôle de l’Algérie dans la région.

(Le Maroc chercherait à affaiblir l’Algérie, en) « épuisant ses capacités », en « entravant son processus de développement » et en tentant de « porter atteinte à l’unité de son peuple, en semant la discorde et la division en son sein ».

Les ennemis ont ainsi trouvé en certains faibles d’esprits et traitres à la Nation, instrumentalisés et recrutés comme agents, le moyen de parvenir à leurs fins, à savoir, affaiblir l’Algérie de l’intérieur et lui faire pression pour qu’elle renonce à ses principes immuables, à ses nobles valeurs et aux justes causes de la Nation ».

Mais leurs actes seront voués à l’échec et ils seront humiliés et acculés, car l’Algérie, qui est entrée dans une ère nouvelle, forte de son armée et de son peuple, est déterminée, plus que jamais (…), à défendre sa souveraineté, son unité nationale et sa décision souveraine ».

L’Algérie est « prête à faire face, avec rigueur et fermeté, à tous les plans sinistres, qui se trament secrètement et ouvertement, visant l’État-Nation et ses symboles »

Le peuple algérien se « tiendra aux côtés de ses dirigeants et des institutions de l’État, tel un seul homme, pour faire face à quiconque tente de nuire à l’Algérie », et ce « quelles que soient les circonstances ».

 

07 octobre 2021

Communiqué du ministère algérien des affaires étrangères :

La démilitarisation de (la zone de Guerguerat) est la pierre angulaire de tout processus politique crédible visant à trouver une solution pacifique au conflit.

 

10 octobre 2021

A. Tebboune, rencontre avec les médias algériens :

Tout pays qui agressera l’Algérie le regrettera. Celui qui nous cherche nous trouve

Si quelqu’un nous cherche, je jure par Dieu qu’elle (la guerre) ne s'arrêtera pas.

Je n'accepte aucune médiation (entre le Maroc et l'Algérie). Quand le ministre (algérien) des affaires étrangères est parti à la réunion des ministres arabes des affaires étrangères, ... il a dit dès le départ que cette question ne devait pas être inscrite à l'ordre du jour. Il ne faut pas mettre sur un même pied le bourreau (tortionnaire) et la victime, l'agresseur et l'agressé. Nous ne sommes pas dans le tort, c'était une réaction... Il s'est passé des choses qui n'auraient pas dû, mais nous ne sommes pas la cause.

historiquement, l’Algérie n’a jamais porté atteinte à l’intégrité territoriale du Maroc. C’est le Maroc qui nous a agressé en 1963, avec ses chars, ses hélicoptères et ses unités d’élite, alors que nous n’avions pas d’armée à l’époque.

Chaque année ou deux, le Maroc se rend coupable d’un acte portant atteinte à la souveraineté de l’Algérie.

Des terroristes ont été hébergés dans des villas, à Agadir, dotés d’une garde rapprochée et de passeports diplomatiques marocains.

Celui qui nous cherche nous trouve…et si nous commençons, nous n’arrêterons pas».

les Algériens n’ont pas peur des alliances de «carton».

… Comme dit le vieil adage « L’heure de la colère n’a pas d’aiguilles ».

 


13 octobre 2021

La Direction générale algérienne de la sûreté nationale annonce avoir démantelé un réseau qualifié de « terroriste », car lié au Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK). Cette opération a permis d’arrêter 17 personnes soupçonnées de se préparer à mener des « actions armées visant à porter atteinte à la sécurité du pays avec la complicité de parties étrangères opérant sous le couvert d’associations et d’organisations de la société civile et basées dans l’entité sioniste (Israël) et dans un pays d’Afrique du Nord ».

 

23 octobre 2021

Ramtane Lamamra, ministre algérien des affaires étrangères, sur RT :

Rabat est allé très, très loin dans ses attaques et ses conspirations contre l’Algérie, que ce soit en utilisant certains individus ou groupes ayant été à juste titre classés par l’Algérie comme organisations terroristes.

Le Maroc a également mené contre l’Algérie des actes qui relèvent de ce qu’on appelle les "guerres de quatrième génération" en vue de porter atteinte à la sécurité intérieure de notre pays.

De même l’Etat marocain a fait appel à Israël pour le secourir et le renforcer… Un acte qui est en fait dirigé contre la sécurité et la stabilité de l’Algérie…Et que nous considérons comme dangereux et inacceptable.

 

31 octobre 2021

Le Président algérien « au vu des pratiques agressives du Royaume du Maroc à l'égard de l'Algérie, qui portent atteinte à l'unité nationale », a ordonné à Sonatrach de cesser les relations commerciales avec l’ONEE et de ne pas renouveler le contrat pour la fourniture du gaz à l’Espagne au moyen du gazoduc Maghreb-Europe.

 

22 Octobre 2021

Amar Belani, envoyé spécial algérien chargé de la question du Sahara occidental et des pays du Maghreb (APS) :

« Nous confirmons notre rejet formel et irréversible de ce format dit de table ronde » (pour les négociations sur le règlement du conflit au Sahara), devenu « contreproductif ».

L’Algérie a informé le Conseil de sécurité de l’ONU de sa décision.

 


1er novembre 2021

Le polisario annonce sa volonté d’'"intensifier" sa guerre contre l'armée marocaine.

Nomination de 19 nouveaux commandements dont Mohammed El Ouali Akeik chef des milices du polisario.

 

03 novembre 2021

Communiqué de la présidence de la république algérienne :

Le 1er novembre 2021, (…) trois (03) ressortissants algériens ont été lâchement assassinés par un bombardement barbare de leurs camions, alors qu'ils faisaient la liaison Nouakchott-Ouargla, dans un mouvement naturel d'échanges commerciaux entre les peuples de la région.

Les autorités algériennes ont aussitôt pris les dispositions nécessaires pour enquêter sur cet acte ignoble en vue d'élucider les circonstances qui l'ont entouré.

Plusieurs facteurs désignent les forces d'occupation marocaines au Sahara Occidental comme ayant commis avec un armement sophistiqué ce lâche assassinat à travers cette nouvelle manifestation d'agressivité brutale qui est caractéristique d'une politique connue d'expansion territoriale et de terreur.

Les trois victimes innocentes de cet acte de terrorisme d'Etat rejoignent, en ce glorieux jour du 1er Novembre, les Martyrs de la Libération nationale qui font de l'Algérie Nouvelle la citadelle des valeurs et des principes de son Histoire éternelle. Leur assassinat ne restera pas impuni.

 

03 novembre 2021

Affaires des camionneurs algériens

Le ministre algérien des affaires étrangères, Ramtane Lamamra, adresse des lettres au secrétaire général de l'ONU, à l'Union africaine, à la Ligue arabe, à l'Organisation de la coopération islamique, et aux ambassadeurs accrédités à Alger.

Il y formule des accusations de « terrorisme d'État ».

 

03 novembre 2021

(Colonel) Mokhtar Médiouni, lors de son émission « Crisis », El Hayat TV, s’adressant au polisario :

Déplacez la guerre sur le territoire marocain pour semer le chaos et la terreur à Casablanca, à Marrakech. Si vous voulez l’indépendance, vous devez mourir en martyrs »,

Ô Sahraouis, vous qui voulez votre indépendance, mourez en martyr pour votre pays et déplacez la guerre jusqu’au Maroc, en plein territoire marocain.

 

03 novembre 2021

El Kadi Ihsane, journaliste, sur Radio M au cours de l’émission « ALGERIE - MAROC : Faut-il tous courir aux abris ? » :

« L’escalade, ce serait d’empêcher le commerce entre le Maroc et le sud. ...empêcher les camions qui passent par Guerguerat, ... donc, mettre en danger la sécurité des commerçants comme on a mis en danger la sécurité de nos commerçants ».

 

06 novembre 2021

Abdelmadjid Tebboune, Der Spiegel

Les Marocains veulent diviser l'Algérie. Leur représentant à l'ONU a exprimé son soutien au mouvement indépendantiste dans une partie de notre pays, la Kabylie. Personne, pas même le roi, n'a corrigé ses propos. En fin de compte, nous avons coupé les relations.

Nous sommes favorables à ce que les Sahraouis décident de leur sort. Seul le Maroc ne joue pas le jeu. Vous savez, il y a quelque chose qui me dérange dans la perception publique des deux pays. Au Maroc, … le taux d'analphabétisme est encore de 45 %. Ici, il n'est que de 9 %. L'Europe imagine à tort le Maroc comme une belle carte postale, mais nous sommes perçus comme une sorte de Corée du Nord. Pourtant, nous sommes un pays extrêmement ouvert.


6 Novembre 2021

The Economist :

The never-ending conflict

Things are heating up in Western Sahara

Déclarations de Mohamed El Ouali Akeik chef des milices du polisario :

Certains au polisario veulent poursuivre d’autres tactiques, comme attaquer plus profondément dans le territoire occupé par le Maroc.

C’est bien plus qu’une possibilité. Les entreprises et les consulats, les compagnies aériennes et d’autres secteurs sont tous des cibles potentielles. 

https://www.economist.com/middle-east-and-africa/2021/11/06/things-are-heating-up-in-western-sahara

 


9 novembre 2021  

La Razón :

L’Algérie fournit un lot de matériels militaires au polisario pour mener la guerre au Sahara.

 


10 novembre 2021

Ramtane Lamamra, ministre des Affaires étrangères, lors de la conférence des chefs des missions diplomatiques et consulaires à Alger :

Tous les pays arabes et africains membres de la Ligue arabe et de l’UA, de la Mauritanie jusqu’à l'Egypte, ont été contre l’octroi du statut d’observateur à Israël (auprès de l’Union africaine), à l’exception du Royaume du Maroc qui a mené campagne en faveur de ce statut.

 

11 novembre 2021

Ramtane Lamamra, L’Expression : 

Le Sommet arabe prochain sera le sommet de la solidarité interarabe et le soutien de la cause palestinienne et du peuple sahraoui.

 

11 novembre 2021

Tayeb Zitouni, président du Rassemblement National Démocratique (RND), majorité présidentielle, lors d’un meeting électoral à Tiaret :

appelle le peuple marocain à « renverser le régime du Makhzen, dont la décision est devenue tributaire de l’entité sioniste ».

 

25 novembre 2021

Salah Goudjil, président du Conseil de la nation (sénat):

Les ennemis se mobilisent de plus en plus pour porter atteinte à l'Algérie.

Aujourd'hui, les choses sont claires avec la visite du ministre de la Défense de l'entité sioniste au Maroc, après celle effectuée par le ministre des Affaires étrangères de cette entité dans ce pays voisin. Ce dernier avait menacé l'Algérie à partir du Maroc et il n'y a eu aucune réaction du gouvernement marocain.

Dès lors qu'il s'agit de la visite du ministre de la Défense de cette entité au Maroc, c'est l'Algérie qui est visée.

Où sont les frères, où est le monde arabe et où sont les frères palestiniens ?

 

26 novembre 2021

Tebboune, rencontre avec la presse

Une chose que je regrette dans les relations anciennes-nouvelles entre le Maroc et l'entité, nous le regrettons, c'est la première fois depuis 1948 et la création de cette entité, qu’un ministre de cette entité visite un pays arabe et y profère des menaces à l'encontre d'un autre pays arabe. C’est honteux et déshonorant.

 

11 décembre 2021

« Félicitations, un million et demi de fois, champions », a écrit le président Tebboune sur son compte Twitter à l'adresse de la sélection nationale après sa qualification aux demi-finales de la Coupe arabe de la Fifa-2021 suite à sa victoire face au Maroc.

Pour sa part, le Premier ministre Aïmene Benabderrahmane, également sur Twitter, a écrit : « Avec cette image, vous avez ravivé notre mémoire, alors que nous commémorons le 61ème anniversaire des manifestations du 11 Décembre 1960. Félicitations mille fois et Inchallah la finale et la coupe ».

Le ministre des affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a félicité l'Equipe nationale « pour sa belle victoire et sa qualification méritée. Très fiers de nos jeunes, de leurs performances exceptionnelles et de leur grande sportivité. Bonne chance pour le reste du voyage, si Dieu le veut ».

Plus mesuré, le général Chanegriha s'est limité à féliciter la sélection algérienne, lui souhaitant « davantage de succès ».

 

 

 

lundi 6 septembre 2021

Que faire avec l’Algérie

Après la signature des Accords de Madrid et la récupération par le Maroc de son Sahara, le président Houari Boumediene, furieux, a déclaré que le retour du Sahara au Maroc était une « menace pour la révolution algérienne » (!). Il a alors juré de s’opposer à cette rétrocession. Ses successeurs perpétuent cet engagement, de la même manière que des milieux espagnols revanchards invoquent encore le « testament d’Isabelle la Catholique », la reine d’Espagne qui appelait les princes ses fils à « ne jamais abandonner la conquête » du Maroc.

        > Pour son malheur, le Maroc doit affronter les exécuteurs de deux testaments qui ont en commun de l’avoir mis dans la ligne de mire.

La diplomatie marocaine a, en général, toujours pris soin de ménager l’Algérie. Avec son voisin, le Maroc a tout essayé, de la rupture des relations diplomatiques à la main tendue, en vain. Le Maroc a eu toutes les raisons du monde d’émettre des communiqués incendiaires, de rappeler son ambassadeur, de rompre les relations diplomatiques. Rabat était fondé à frapper sur la table et à dire Basta. Il n’en a rien fait, et à raison.

La constance algérienne dans son animosité à l’égard du Maroc, d’aucuns diront l’acharnement, sont remarquables. Dans une inversion perverse de rôles, Alger se présente aujourd’hui comme une victime de prétendues « actions hostiles, inamicales et malveillantes » menées par le voisin marocain. C’est une illustration parfaite de l’adage marocain bien connu de l’agresseur qui se dépêche d’aller se plaindre.

En réalité, c’est toujours le régime algérien qui a ouvert le premier les hostilités. Le Maroc n’a fait que répondre aux provocations et il l’a fait sans tambours ni trompettes, sans bavardages inutiles.

        > Alger rompt les relations diplomatiques, le lendemain la Sierra Leone ouvre un consulat à Dakhla.

Il n’y a pas longtemps, c’était le gouvernement algérien qui voulait exclure la question du Sahara des contentieux bilatéraux. Il était demandé aux Marocains de ne pas évoquer la question dans les réunions bilatérales et de « respecter le point de vue algérien », pour ouvrir la voie à l’instauration de relations normales et apaisées.  

Aujourd’hui, on assiste à un retournement de situation. C’est Alger, toujours « observateur neutre », qui mentionne la question du Sahara parmi ses griefs contre le Maroc. Ramtane Laamamra a reproché au Maroc, notamment, d’avoir « renié » ses engagements et de vouloir « imposer » une solution au différend. Ce n’est pas le langage d’un « observateur neutre ». Devant la tournure récente des événements, le gouvernement algérien est-il tenté d’agir au grand jour et d’assumer enfin ses responsabilités ? Alger a de plus en plus de difficultés à concilier publiquement sa thèse du pays voisin « concerné mais neutre » avec l’activisme forcené de sa diplomatie et de ses médias sur la question du Sahara. Cette attitude inconfortable devenait intenable. Les derniers développements ont peut-être poussé Alger à opérer ce revirement brutal dont la manifestation la plus récente est la nomination d’un ambassadeur chargé, entre autres, du Sahara marocain. On peut deviner à quelles saines activités diplomatiques cet émissaire spécial emploiera son temps.

La diplomatie algérienne continuera à dire que la question du Sahara est entre les mains de l’ONU, en ajoutant, à tout hasard, « et de l’Union africaine », mais elle agira à visage de plus en plus découvert pour essayer de donner un coup de pouce à un processus qui s’avère trop long à son goût. Visiblement, le régime algérien entend être une partie active et suppléer à la carence de ses protégés, ce qui, à tout le moins, clarifierait considérablement la situation et permettrait de redistribuer les cartes et les rôles.

Le régime algérien est de plus en plus fébrile, comme pressé d’en finir avec la question du Sahara, qu’il traîne comme un boulet depuis 1975 sans résultat aucun. Alger semble avoir perdu tout sens des réalités, au point d’« offrir », en dépit du bon sens et aussi incroyable que cela puisse paraître, d’accueillir en Algérie une rencontre entre le Maroc et les séparatistes afin ... « de trouver une solution à ce conflit »!  

Depuis quelques mois, très exactement depuis l'arrivée au pouvoir du président actuel, l'hostilité des autorités algériennes est montée de plusieurs crans. C'est une campagne anti marocaine démentielle, sans retenue et savamment orchestrée qui est menée tous azimuts par le régime algérien. Rien n'y manque, pas même l’injure grossière. Des propos indignes portant atteinte à la dignité du Maroc ont été tenus à de hauts niveaux, en des termes que l’on n’est pas habitué à entendre dans la bouche d’hommes d’Etat qui se respectent. Sans compter les mimiques et la gestuelle propres aux discussions du café du commerce.

                  > Qu'a répondu le Maroc ? Rien évidemment. Que peut-on répondre ?

Le Maroc continue à vaquer à ses occupations, à se développer, à vacciner sa population, à exporter, à innover. Le Maroc ne bronche pas, tant il est vrai que face à de telles dérives, la meilleure attitude est l'indifférence. Justement, cette indifférence a l'heur d'exaspérer Alger qui, dépité, redouble d'acharnement anti marocain.

Le courroux d’Alger a atteint des sommets après les succès enregistrés par notre pays, en particulier la reconnaissance par les Etats-Unis de la souveraineté du Maroc sur son Sahara et l’ouverture de plusieurs consulats à Laayoune et à Dakhla.

Le régime algérien fait flèche de tout bois pour accabler le Maroc. Ses éditorialistes n'ont pas hésité à convoquer l'histoire, récente et lointaine, au besoin en la travestissant, pour jeter l'opprobre sur le Maroc qui se trouve ainsi accusé de tous les maux, anciens et nouveaux.  Cette fixation marocaine est devenue un sujet de moquerie sur les réseaux sociaux.

Outre le torrent d'injures déversé sur le Maroc, le leitmotiv est invariable : « L’Algérie est menacée », « l'Algérie est encerclée », « l'Algérie est ciblée ». Le tout ponctué de slogans et de mises en garde, non dénuées parfois d’une immodestie trahissant un incompréhensible complexe de supériorité.

         > L’Algérie « encerclée » !? Par qui ? « Ciblée » par qui ? On ne sait.

Dans ses déclarations à la presse, le 24 août 2021, le ministre algérien Ramtane Laamamra a énuméré neuf griefs contre le Maroc avant d’annoncer la rupture des relations diplomatiques.

Notre diplomatie n’aura aucune difficulté à faire justice de ces allégations, et de toutes les autres. L’argumentaire marocain est imparable car il s’appuie sur des faits vérifiables, depuis le manquement à l’engagement du GPRA jusqu’à l’expulsion de dizaines de milliers de Marocains d’Algérie en 1975.

            Expulsion des Marocains d’Algérie

Quelques jours après la marche verte, en décembre 1975, le président algérien Boumediène, dans un des accès de colère dont il était coutumier, a décrété l’expulsion de dizaine de milliers de Marocains, dans le but évident de déstabiliser le Maroc. En plein hiver, quelques 350 000 personnes ont été conduites à la frontière, sans pitié ni compassion, laissant derrière elles tous leurs biens et, parfois, un conjoint algérien. C’est là un véritable crime contre l’humanité. Le seul tort des victimes était leur nationalité marocaine. Spoliés par un régime qui se disait « tiers-mondiste », « révolutionnaire », et « progressiste », les expulsés d’Algérie sont arrivés à Oujda dans le dénuement le plus total.  Ils ont été progressivement réinsérés dans leur pays malgré les difficultés multiples. Aujourd’hui, plus de 45 ans après le drame, ils mènent campagne pour obtenir réparation du préjudice qu’ils ont subi. Les gouvernants algériens ne pourront pas éviter de reconnaitre, tôt ou tard, la responsabilité de leur pays dans cet acte inqualifiable.

En laissant de côté les questions anciennes qui appartiennent à l’histoire et celles qui relèvent de la seule décision souveraine du Maroc, on dira, à propos de la « guerre médiatique » dont Laamamara prétend qu’elle est menée « contre l’Algérie, son peuple et ses dirigeants », qu’il suffit de comparer la presse des deux pays, télévision comprise.  On ne citera, à titre d'exemple, que quelques-unes parmi les nombreuses dérives auxquelles Alger s'est laissé aller :

- déclarations nombreuses du président de la république, aussi bien dans des allocutions que dans des entretiens avec des médias,

- déclarations nombreuses, en Algérie et à l’étranger, de différents chefs de l'armée algérienne, à commencer par son chef d'état-major,

- innombrables émissions spéciales et commentaires dans les journaux télévisés de la chaîne officielle, en arabe comme en français, avec l'utilisation d’images et de termes volontairement blessants,

- diffusion quotidienne, rituelle et monotone de soi-disant « communiqués militaires » de la « rasd » très farfelus et très peu crédibles,

- articles nombreux et éditoriaux de la revue El Djeich, comportant des propos discourtois et des menaces.

etc.

La question se pose alors de savoir

  • Qui a « sapé, systématiquement et durablement, la base consensuelle sur laquelle les deux pays ont tracé le cap et les contours harmonieux d’une relation bâtie sur la bonne foi, la confiance mutuelle, le bon voisinage et la coopération » ?
  • Qui porte « une très lourde responsabilité dans la succession de crises, dont la gravité ne fait que s’accentuer, et qui vouent sans rémission la relation algéro-marocaine à suivre péniblement un chemin étroit côtoyant l’abîme » ?
  • Qui « condamne les peuples de la région à la mésentente et à la confrontation » ?
  • Qui « hypothèque dangereusement le présent et l’avenir de nos peuples » ?

A propos de la Kabylie, notons que ce n’est pas la première fois que la diplomatie marocaine évoque le droit à l’autodétermination du peuple kabyle. Il s’agit bien d’autodétermination, il faut le rappeler.

La question a été soulevée en juin 2010 au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU à Genève, puis à New York aux Nations unies en octobre 2015 et enfin, de nouveau à Genève en juin 2017. Chaque fois, les délégués marocains n’ont fait que réagir à des déclarations provocatrices des diplomates algériens. En 2013, des élus et chefs de tribus du Sahara réunis à Laayoune, ont interpellé Alger au sujet de l’autodétermination de la Kabylie et des Touaregs.

        > Une phrase a suffi à déstabiliser le régime algérien et à le mettre dans tous ses états.

Il faut manquer singulièrement de confiance en soi pour réagir avec autant de nervosité au rappel d’un principe qu’Alger a inscrit dans sa constitution et dont il fait son cheval de bataille dans sa croisade contre le Maroc. Cet émoi révèle en réalité la fragilité du pouvoir algérien. En face, le Maroc, pourtant soumis depuis 46 ans à un harcèlement systématique, garde son sang-froid en toute occasion.    

En posant la question de l’autodétermination de la Kabylie, la diplomatie marocaine a recentré le débat autour d’un autre principe, tout aussi fondamental, celui de l’intégrité territoriale des Etats. 

Quant au « scandale Pegasus », le Maroc a déclaré officiellement qu’il n’a pas utilisé le logiciel de NSO pour la bonne raison qu’il ne le possède pas. Au passage, on notera que les autorités algériennes, en reconnaissant que « des responsables et des citoyens algériens ont été ciblés » avouent du même coup l’incapacité de leurs services de renseignements à se protéger et à protéger les dirigeants du pays contre des écoutes.  

En bon pyromane criant au feu, Alger estime avoir fait preuve de patience, de retenue et de sagesse face à un Maroc hostile. « Malgré les blessures béantes laissées par [la guerre des sables], l’Algérie a patiemment bâti des relations d’Etat à Etat avec son voisin marocain », a déclaré Laamamra, qui a passé sous silence l’engagement de militaires algériens à Amgala en 1976.

Lorsqu’il a évoqué le Traité de fraternité signé à Ifrane en 1969, Laamamra a omis de préciser que son régime est le premier à l’avoir violé, au lendemain de la Marche verte.

Au jeu de la mémoire sélective et de la mauvaise foi, certains responsables algériens sont imbattables. En prime, ils voudraient des excuses…

Nous en arrivons à l’essentiel : le Sahara marocain et la normalisation avec Israël.

Dans ces deux questions, Alger semble vouloir imposer ses vues à son voisin. Pour les dirigeants algériens, de toute évidence, le Maroc doit les consulter en toute chose. Ils ne conçoivent aucun changement sans leur accord.

En rappelant qu’en 1976, « le Maroc a rompu les relations diplomatiques avec l’Algérie qui venait, avec quelques autres pays, de reconnaitre la « rasd », Laamamara semble proférer à la fois un reproche et une injonction, sous-entendu : Comment le Maroc a-t-il osé rompre avec l’Algérie ? Rabat doit accepter sans réagir toutes les décisions algériennes, aussi hostiles soient elles.

Pour Alger, le « referendum d’autodétermination au Sahara » est la seule option. Le régime algérien veut voir le Maroc, coûte que coûte, acquiescer au diktat algérien et permettre l’organisation de cette consultation. « Hors du referendum, point de salut », telle est la rengaine d’Alger.

En définitive, Alger a fixé unilatéralement et comme il lui plait les règles du jeu et voudrait que l’on joue selon ses règles – et ses règles seules. Dans le cas contraire, il rompt les relations.  

Le Maroc, il va sans dire, ne reconnaît à l'Algérie aucun droit de regard, aucune prééminence. Le Roi Hassan II l'a clairement affirmé : « l'équilibre géographique ou politique ne se fera pas selon [les] ambitions » algériennes.

Néanmoins l'Algérie est notre voisine et plus encore, comme le rappelait Sa Majesté Mohammed VI : « Le Maroc et l'Algérie sont des pays jumeaux qui se complètent ».

    > Quand on est affligé d’un voisin turbulent et instable et qu’on ne peut pas déménager, il faut être patient et essayer de négocier.

Entreprise ardue lorsque l’autre partie ne veut pas entendre raison et se claquemure dans le déni. On leur parle de dialogue, ils répondent que le Maroc doit s’excuser. On leur dit que le moment est venu de tourner la page, ils répondent qu’ils sont « neutres » dans la question du Sahara.

Il n’est point de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.

Pour autant, le Maroc est-il condamné à subir ad vitam aeternam les sautes d’humeur et les dérapages de personnages grossiers et imprévisibles ?

Gardons toujours à l'esprit que nous avons affaire à un régime sui generis à nul autre pareil, opaque et fermé. Le régime algérien fonctionne selon des codes, des paramètres et un système de pensée qui lui sont propres. Feu Hassan II, à propos de la rivalité Est-Ouest parlait d’un « clan » face à un « club ». Dans le club, il y a des gentlemen.

Les gentlemen n’insultent pas leurs voisins à longueur de journée et respectent en toute circonstance le langage et les usages diplomatiques. Le Maroc applique à la lettre le dicton العْداوة ثابتة والصْوابْ إيكون  mais il n’est pas payé en retour. Les dirigeants algériens ne répondent ni aux télégrammes protocolaires de félicitations, ni à la main tendue, ni à l’offre de secours contre les incendies. En revanche, ils s’offusquent de ne recevoir aucune réponse à leur demande d’éclaircissements. Encore cet inexplicable complexe de supériorité.

Alger est coutumier des comportements, disons inélégants : A la mort de Boumediene en 1978, une délégation marocaine de haut niveau a pris l’avion pour assister aux obsèques. L'avion marocain a été maintenu en stand-by au-dessus d'Alger pendant une heure, pour finalement se voir notifier le refus de l’autorisation d’atterrissage.

Dans sa conclusion, Laamamra a énoncé trois « refus » :

-          « Refus de subir des comportements et des actes condamnables et que [l’Algérie] condamne énergiquement.

-          « Refus des faits accomplis unilatéraux aux conséquences funestes pour les peuples maghrébins.

-          « Refus de continuer à entretenir une fausse normalité ayant pour effet de maintenir l’ensemble maghrébin dans une situation de grave précarité, en porte-à- faux par rapport au droit international ».

Cela fait beaucoup de refus.

Alger a-t-il les moyens de sa politique ? Avec une économie sinistrée, rien n’est moins sûr. Un Etat frappé d’incurie, incapable de subvenir aux besoins élémentaires de ses citoyens, doit réviser ses ambitions à la baisse et faire preuve d’humilité.

Un gouvernement algérien raisonnable aurait tendu la main au Maroc pour travailler la main dans la main. Les deux pays peuvent réaliser de belles choses ensemble et le Maroc, pour sa part, aurait rempli loyalement sa part du contrat. Si l’Algérie fait appel aux Marocains, ces derniers peuvent être de bon conseil, ils mettront leur savoir-faire au service des voisins, qui en ont grand besoin.

Mais Alger ne veut pas. 

      > Que faire alors avec l’Algérie ?

Ce que nous avons toujours fait : Continuer à développer notre pays, aller de l’avant, ne pas insulter l’avenir, voilà la meilleure réponse. En ignorant les propos belliqueux et puérils, sauf lorsqu’ils franchissent les lignes rouges.

Laisser le temps faire son œuvre, tant il est vrai qu’« aussi longtemps que puisse durer la nuit, le jour finit par se lever ».

D’autres actions sont possibles et souhaitables, - il ne fait pas de doute que notre diplomatie y travaille.